• zzz - Fiction_Number

    Cette rubrique sert à écrire une « histoire » de personnages sortant de mon imagination ainsi que celle de plusieurs personnes sur Eklablog. Cette histoire est un récit purement fictif, inventée de toute pièce par les personnes citée ci-dessous, tous les droits d'auteur leurs reviennent.

     

    Les différents chapitres correspondent aux numéros de pages.

     Les personnes concernées sont : 

    ► Lockpine => Hatewe Céleste (16 ans)

    ► Miss Phantomhive => Llandaff Alice (16 ans)

    ► Chiaki Heiji => Arowin Gabriel (17 ans)

    ► Toshigome => Miihr Jade (17 ans)

    Les différents chapitres correspondent aux numéros de pages.

  • Il y a 8 mois, nous l'avions décidé. Bien sûr, pas du jour ou lendemain mais rapidement. Peut être trop rapidement pour un choix comme celui-ci. Mais maintenant il est trop tard pour retourner en arrière, c'est décidé: nous allions toutes les trois partir ce soir. Nous voulions recommencer, tout reprendre à zéro. Nous connaissions la personne qui nous accueillerait, c'était Gabriel. Nous le savions, il nous tendrait les bras, il nous attendrait. C'est lui et lui seul qui aurait nos avenirs, nos identités, nos vies entre ses mains.

    Vendredi - 17h

    C'était la dernière fois qu'ils me voyaient, mes camarades. Je les appréciais certes, mais comme dit la chanson 'ce n'est qu'un au revoir'. Cela faisait peut être six mois que je portais ce masque. Il était gris et ne comportait aucun accessoire. J'avais nommé cette création la dépression. Il fallait que tout fonctionne à merveille et que personne ne se doute de rien. Nous avions tout prévu: 19 h était l'heure exacte de notre disparition. Je jouerais la carte du suicide, plus précisément celui de la pendaison. J'avais certainement pris la facilité, mais je sais qu'un enterrement est long à l'organisation, surtout dans ma famille. Je me doute d'ailleurs qu'ils souffriront, moi aussi mais la décision était prise, ce soir à 19 h pile. J'avais déjà tout prévu, la corde était cachée dans mon armoire depuis une semaine avec ce petit flacon de couleur rougeâtre. Ce petit élixir était la pièce maîtresse de ce suicide.

    18h50

    Il fallait que je me prépare. Je pris la corde et l'accrocha à la poutrelle de bois qui traverse ma chambre. C'était une petite chambre, un ou deux posters par ci ou par là histoire de décorer le mur, un lit, une armoire et un ordinateur portable que je cachais dans la doublure de mon oreiller que j'avais fabriqué il y a plusieurs années. Je m'étais appliquée à faire ce nœud, il ressemble vaguement au nœud de cravate. Je tremblais, j'avais peur que ça ne fonctionne pas. J'attrapa l'élixir et je le bus, jusqu'à la dernière goutte. Il n'était ni sucré ni salé: un goût atrocement neutre. Cette solution me fera mourir pendant plusieurs jours. J'avais lu ça sur internet avant de la commander. En principe on l'utilise pour un enlèvement comme dans Roméo et Juliette, dans mon cas, c'était un peu la même chose... On pourrait appeler ça un auto-enlèvement. Mes yeux se brouillèrent petit à petit, je voyais de plus en plus mal. Ma respiration devenait faible, mon cœur allait cesser de battre dans quelques minutes. Difficilement, je me hissa à la corde. Avant de tomber, mon cou se logea dans celle-ci que j'avais bien pris soin de préparer.

    19h01

    J'étais morte. J'avais réussi ma mission, je me demandais ce qu'il en était pour les autres.

    Dimanche - 14h

    Bam, bam, bam... Mon cœur se remet par fonctionner. Instinctivement mes poumons gonflent pour aspirer autant d'air que possible. J'ouvre les yeux, tout est noir. Je suis dans un cercueil fermé en bois. Je n'entends rien. Peut être que la cérémonie est terminée, peut être que les gens prient. Je vais attendre.

    Toujours rien. Alors avec mes mains je pousse le tombeau, et je lève la tête pour voir que je me trouve dans une église vide. A ce moment là, les cloches sonnent 14h. Vite, à partir de maintenant le temps m'est compté, j'ai deux heures pour rejoindre la gare. Comme quoi simuler un suicide n'est pas si compliqué, la preuve: je ne m'appelle pas Jésus.

    A présent nommée Alice L.

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    Voilà, c'est la première fois que j'écris un texte, alors soyez sympa avec moi !

    (Texte par Miss Phantomhive)


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  •    L'un de mes professeurs particuliers quitta la pièce, furieux comme à son habitude, me laissant seule dans cet immense manoir qui, hélas, n'était autre que ma demeure. Je regardai par la fenêtre. Le soleil avait disparu, laissant place à un épais brouillard. Le ciel était avec moi, c'était le temps idéal.

     

       Cela faisait huit mois qu'avec des connaissances nous avions pris une grande décision, le genre de décision qui vous suit toute votre vie. Nous allions tout quitter pour recommencer une nouvelle vie, une vie avec un vrai but cette fois-ci... Mais en réalité, cela faisait bien plus longtemps que l'idée de quitter cet endroit me tourmentait. Je ne me suis jamais senti à ma place ici. Un énorme lieu sans sentiment, où seul l'honneur d'une entreprise familiale compte. Pour tout dire j'étais la honte de la famille. Mes frères participaient déjà activement dans la vie de l'entreprise, lui donnant une belle image. Mes soeurs quant à elles, la représentaient avec grâce, mettant en avant leur beauté. Cela avait d'ailleurs réjouis mes parents, un important chef d'entreprise était tombé sous le charme de la plus âgée d'entre elles, le mariage ne se fit pas attendre, dès lors son "bijou" fusionna avec la notre. Quelle fille honorable ! La plus jeune, quant à elle, est mignonne à croquer, elle attire bien des partenaires, mais pour la lier au meilleur parti, il faut attendre qu'elle ait quelques années supplémentaires, 10 ans c'est trop jeune de nos jours... Tout de même, quelle fille adorable ! Mais moi, du haut de mes 17 ans, je ne comptais pas entrer dans le jeu de tous ces marionnettistes. Disons que j'avais toujours fait en sorte de paraître repoussante. Dans ce milieu où les femmes aux longs cheveux attiraient les plus riches, je coupais les miens moi-même tous les jours et ne les coiffais jamais. De plus je ne me séparais jamais de mes grosses lunettes opaques qui cachaient complètement mes yeux rouges... Aux grandes soirées dans lesquelles chacun s'habillait de sa plus luxueuse tenue, où les femmes voulaient resplendir dans leur grande robe, je restais en pantalon et pull que je prenais le plus grand soin de déchiqueter et salir. A force, ma famille, ne trouvant aucun moyen de faire de moi leur pantin, avait fini par me retirer de la vie politique de l'entreprise. J'étais enfermée, méprisée, étant celle qui apportait la honte, le déshonneur.

     

       Gabriel m'avait donc donné l'occasion rêvée de partir de cette endroit. Le plan était simple, je disparaissais définitivement à 19 heure tapante. Autrement dit, dans un quart d'heure. Tant d'années à supporter une telle vie pour la quitter si facilement, s'en était presque désespérant. Je sortis de la salle et rejoignis ma chambre deux étages au dessus. Je pris ma saccoche qui était au fond de mon armoire. Elle contenait mon ordinateur portable, évidemment, personne n'était au courant que je l'avais. Je me chaussai d'une simple paire de basket et j'enfilai une veste noire, inconnues toutes deux de mes goeliers. Je mis un peu d'argent dans ma poche, j'avais pris soin de le conserver secrètement depuis huit mois. J'étais enfin prête.

     

         Descendant les escaliers deux par deux, je fis en sorte de ne croiser aucune servante. Je quittai le manoir par la porte de derrière, celle du personnel. Là, je dus m'allonger derrière un buisson, pour éviter le jardinier qui contemplai son travail. Je rampai sur quelques mètres puis courus sans crainte d'être vu, protégée par l'épais brouillard. Il était 19h00, plus jamais on ne me verrait dans cette région. Après quelques minutes de courses rapides, je m'arrêtai. Reprenant mon souffle, je fis un trou dans la terre et y mis ma grosse paire de lunettes. J'enterrai tout mon passé par la même occasion. Quelle ironie, cette fuite était si simple. Contrairement aux deux autres, je n'avais pas besoin de simuler ma mort, je n'existais pas à leurs yeux... Je ne pus m'empêcher de rire; un rire qui traduisait tout ce que je ressentais.

     

         Deux jours plus tard, j'étais à la gare, à l'heure convenue. Tout allait commencer.

     

    Nouvellement Jade M.

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    Texte écrit par Toshigome


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  • Il y a quelque temps, on m’a fait une proposition plutôt intéressante. Ça doit faire pile 8 mois aujourd’hui, si je ne me trompe pas. J’ai longtemps hésité avant d’accepter cette demande. J’ai pesé le pour et le contre, et j’y ai réfléchis durant un mois entier. Les pour ayant gagnés, j’ai fini par accepter.  Aussi je n’étais guère la seule à avoir eu cette offre. Nous étions plusieurs, mais cependant pas très nombreuses. Quand j’y pense c’est assez amusant ; du fait que j’ai réfléchis durant un mois, je n’ai attendu le jour décisif que 7 mois. Le chiffre 7 étant mon préféré, je me demande si tout ça serait un pur hasard.

    Gabriel avait tout décidé tel un ange de Dieu. Enfin plutôt tel un démon de Satan, puisque nous faisons preuve de mensonges, trahisons et cachoteries. J’aime ça. Je ne suis pas du tout religieuse, loin de là ces idées de Dieu bénit et tout. Je n’ai jamais dit à mes parents que je ne croyais pas en un être inexistant. Après tout, ils ne comprendront pas mon avis. Gabriel avait décrété que nous mourrons. « Tu as raté la vie. Play again ou Game over ? » Voilà comment je me l’étais dit. J’avais donc choisit le ‘Play again’. Le recommencement. Ça ne doit pas être si mal quand on y réfléchit.

    Je n'ai rien pour être malheureuse. Mes parents ne sont pas souvent chez nous, mais j’ai droit à ce que je veux. Nous ne sommes ni riche, ni pauvre. Nous vivons bien. Je suis fille unique et heureusement. Je n’ai pas spécialement d’amies dans mon lycée. Je pourrais m’en faire si je le souhaitais, mais je n’apprécie pas leurs caractères alors je reste seule. Ce n’est pas si mal après tout. Je savais déjà comment ma mort serait. J’avais donc décidé de faire un cadeau à mes camarades avec ma façon de mourir. Bon finit le papotage, je dois aller au lycée. Je pris un sac contenant un plan, un ordinateur, de l’argent, un ticket de train, un petit bidon d’essence, des allumettes et des cookies au chocolat.

    Arriver à l’école, je me présentai au premiers cours, ensuite, lors du deuxième cours je demandai pour aller aux toilettes. Les couloirs étaient vides, tout était parfait. Je savais où se trouvait toutes les choses empêchant ma mort, ainsi je comptais m’en débarrasser. Je trafiquai les extincteurs pour qu’ils ne fonctionnent plus. J’éteignis le système du déclanchement automatique de l’eau pour éteindre le feu. Pour finir, je trafiquai l’alarme incendie du deuxième étage pour obliger les gens a activé celle du rez-de-chaussée et ainsi perdre du temps. Je retournai en classe, et poursuivis le cours. Lors du temps de midi, je vérifiai que tout le monde était parti manger à la cafétéria. J’en profitai pour aller au deuxième étage. Je versai de l’essence partout sur le sol, frotta une allumette et alluma un feu.  Les flammes prenaient formes. Je lançai des semblants de cendre que j’avais achetée auparavant. Je laissai aussi un bout de chemise que j’avais pris soin de déchiré et je m’enfuis dehors.

    J’entendis l’alarme incendie se déclencher. Les pompiers arrivèrent très rapidement sur les lieux. Tous les élèves étaient heureux car l’école ayant pris feu il aurait une semaine de congé minimum. Les professeurs étaient heureux aussi, il n’y avait aucun blessé à première vue et tout le monde était dehors. Après l'extinction du feu, le directeur apprit ma mort. Suite à ça, plus personne n’était souriant. Les élèves ignoraient totalement qui j’étais mais j’étais morte dans l’incendie et ils s'en voulaient un peu.

    J’étais déjà loin lorsque les élèves apprirent ma mort. Je pris mon plan que j’avais mis dans mon sac et je regardai la direction de la gare. Je suis très nulle en orientation, j’espère ne pas me perdre. Après 2h de route, me voilà enfin à la gare, avec cinq minutes d’avance d’ailleurs. Tout était prêt pour ce commencement. J'avais hâte.

    A présent C.H.

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    Ce n'est pas super désolé.

    Texte écrit par Lockpine


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  • Gabriel, tu devrais être un peu moins sérieux dans les affaires. Huit mois que tu comptais les jours dans ton grand bureau. Tu allais finir par exploser sous l'effet de l'attente. Riant seul en tournant sur ton fauteuil, ces filles étaient parfaites. Normal, après tout, c'était toi qui les avais recrutées. Sonnant la clochette, tu demandais à ce que ta limousine soit préparée ainsi que les affaires à donner aux demoiselles. Choisir des femmes franchement, tu te dégoûtais toi-même des fois mais cette fois, elles t'étaient indispensables. La proposition que tu leurs avais faite était tout ce qui avait de plus honnête. Même si c’était suspect, un homme comme toi ne perdait pas son temps avec des sottes. Tout  ce passait comme tu l'avais prévu, même pour la troisième qui avait douté. Au final, elles tombaient toutes comme des mouches. 

    Toc toc 

    Tu informas qu'on pouvait rentrer et un majordome apparut avec des vêtements propres sous le bras. Il te fit la discussion quelques minutes avant de te laisser enfin seul. Souriant, tu te changeais rapidement avant de retrouver cette joyeuse petite bande. Tu portais une tenue plus qu'habituelle pour les gens de ton âge. Un casque sur la nuque qui était sur le sweat que tu portais. C'était simple après tout, tu n'allais pas porter quelque chose de très chic pour rencontrer trois nanas. Tu enfilais un jean assez moulant noir de manière à passer inaperçu. Des baskets et enfin pour terminer tu te coiffais un peu plus. Tes cheveux en piques étaient magiquement en bordel mais quand même. 

    Tu arrivais à l'heure, après tout c'était ton rôle en temps que chef.

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    (Texte par Chiaki Heiji)


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  • Je regarde à travers la vitre, je vois des éoliennes. En 16 ans je n'en ai jamais vu du moins pas en vrai. Je n'imaginais pas ces machines aussi imposantes. Je regarde ma montre, j'avais roulé plus de quatre heures. Tout à coup, le train ralentit jusqu'à s'arrêter net. Je tourne la tête et vois plusieurs passagers qui commencent à paniquer. Même s'ils essayent de le cacher, leurs corps les trahissent: pupilles dilatées, mains moites, ils mordillent leurs lèvres... J'aime beaucoup observer les réactions, c'est un passe-temps que j'avais déjà auparavant. Puis au bout d'une minute ou deux, le conducteur du véhicule prend son microphone et déclare:

    'Mademoiselle, Madame, Monsieur pour cause de problème technique le train ne peut redémarrer avant une heure. Pour votre sécurité nous vous demandons de bien vouloir rester à votre place. Merci de votre patience.'

    Merde, comme si je n'ai que ça à faire: attendre. Nous aurions dû arriver dans un quart d'heure à peine. Un gamin se met à brailler. Je me lève mais un contrôleur qui passe par là me demande de bien vouloir me rasseoir. Je le regarde avec fermeté en lui disant que je vais seulement aux toilettes. Il acquiesce et part en direction du wagon suivant. Je vais vers le lieu que je viens  d'indiquer. Je m'arrête devant la porte qui mène dehors. Et puis zut, je n'ai pas assez de temps devant moi. J’appuie sur le bouton automatique d'urgence: la porte cède et s'ouvre. Je saute vers l'extérieur et me mets à courir. Mes pieds sont encore engourdis mais qu'importe. Je cale petit à petit ma respiration sur ma course. Inspirer, Expirer. Je ne peux pas m'arrêter, je ne peux pas me le permettre. J'ai déjà suffisamment accumulé de retard. Inspirer, Expirer. Ma respiration devient stable. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas couru autant. Tout en pratiquant cette effort; j'essaye tant bien que mal d'imaginer leurs visages. On s'était parlé, on s'était écrit mais jamais nous ne nous sommes vus. Inspirer, Expirer. Je ne sais pas, je les connais trop peu pour savoir quoi que ce soit. Je sais que je suis la plus jeune de tous; qu'il y a deux filles dans le même cas que moi et puis... lui. Inspirer, Expirer. Je regarde à nouveau l'heure. A pied je suis trop lente: à chaque pas que je fais, je prends du retard. Les secondes s'écoulent et les minutes tournent. Vu la vitesse à laquelle je vais et la distance qu'il me reste, je dirais que je serai en retard d'un bon quart d'heure. Inspirer, Expirer. J'appréhende un peu la rencontre. Et si on ne s'entend pas? Et si je n'arrive pas à m'intégrer? Il faut que j'arrête de me poser des questions. Réfléchir n'a jamais été mon fort: je préfère agir discrètement et en silence. Inspirer, Expirer...

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    (Texte par Miss P.)


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